Anacharsis - vu de l'extérieur

Anacharsis - vu de l'extérieur

Toutes les émissions avec des auteurs et autrices publiés chez Anacharsis

Éditions Anacharsis

Vous trouverez ici le flux des émissions de radio, podcasts indépendants ou conférences enregistrées avec nos auteurs et autrices. Nous publions des ouvrages qui rendent compte des rencontres entre cultures dans quatre collections : "Essais", "Fictions", "Famagouste" et "Les ethnographiques". Il peut s’agir de textes écrits au fil du temps, de récits de voyages – authentiques ou étranges –, de témoignages, mais aussi d’essais dont le dénominateur commun est de mettre le lecteur en présence d’un questionnement sur l’altérité.

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Une chasse au pouvoir - L'incendie est-il social dans les Landes girondines ? (La clé des ondes)

"Mais qui a mis le feu?" Plutôt que de chercher à faire le portrait psychologique d’une personne qui serait mentalement dérangée, on revient avec Marie Desmartis sur son enquête intitulée Une chasse au pouvoir. Chronique politique d’un village de France où des incendies ont lieu.
Cette étude se passe entre Landiras et Origne en Gironde, plus précisément dans un village nommé Olignac pour l’occasion de la recherche afin de préserver l’anonymat des personnes qui se sont confiées à l'anthropologue.

Émission Le plat de résistance de la radio La Clé des ondes.
Entretien avec Rémi Philton.

Une chasse au pouvoir
Au cœur d’un village landais, une enquête sur la fabrique du politique, dans ses dimensions minuscules et essentielles, ses pratiques et ses effets, son histoire et ses violences.

Olignac est un petit village français des Landes de Gascogne. Au début des années 2000, les élections municipales plongent la commune dans une atmosphère délétère. Incendies nocturnes, chiens abattus, sourdes menaces. Le « clan des chasseurs », jusqu’alors dominant, vient de perdre le poste de maire et cherche à faire démissionner Mme Fortier, la nouvelle et vertueuse élue…
Marie Desmartis conduit son enquête au cœur de la municipalité en crise. Par une minutieuse description des rapports quotidiens de pouvoir, elle démonte pas à pas ce climat d’affrontement. Rumeurs, peurs et violences, s’emparent du village et de l’ethnographe elle-même.
À l’opposé d’une science politique glacée, Marie Desmartis procède à l’exégèse interne, à chaud, des luttes de pouvoir. La proximité aux acteurs et à leur histoire révèle, dans ce livre percutant, les ancrages, les variations et les excès des pratiques politiques de notre pays.

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Un dieu peut en cacher un autre - Table ronde avec Corinne Bonnet, Thomas Galoppin, Adeline Grand-Clément (L'histoire à venir)

Faux-semblants, facéties, métamorphoses, noms et images en pagaille : faut-il prendre les dieux antiques au sérieux ? Comment s’y retrouver dans les cinquante mille nuances de dieux ? Embarquons-nous pour un périple méditerranéen sur les traces de vrais faux dieux et de faux vrais dieux avec l’intention d’aiguiser notre regard sur ces figures en trompe-l’œil, si familières et si étranges, qui donnent à réfléchir sur le présent, sur les stratégies de construction du vrai, du vraisemblable et de la fiction.

Table ronde du festival L'histoire à venir animée par Charles-Henri Lavielle

Noms de dieux
Noms de dieux. Portraits de divinités antiques
Sous la direction de Corinne Bonnet. Avec Ginevra Benedetti, Maria Bianco, Laurent Bricault, Pierre Brulé, Marinella Ceravolo, Thomas Galoppin, Adeline Grand-Clément, Élodie Guillon, Aleksandra Kubiak-Schneider, Sylvain Lebreton et Fabio Porzia.

Qu’y a-t-il dans le nom d’un dieu ? « Zeus tonnant », « Lune aux trois visages », « Baal de la Force » ou l’énigmatique « YHWH » recèlent dans leur simple énoncé le surgissement d’une forme, l’éveil d’une puissance surhumaine.
De la Grèce à Palmyre, Tyr ou Babylone, les appellations des dieux manifestent leurs domaines de compétence et leurs capacités d’action aussi bien que les usages qu’on en fait dans les sociétés polythéistes.
À travers l’étude de ces noms, les douze chapitres de cet ouvrage déploient ainsi une galerie de portraits de divinités qui nous convie à la découverte des aspects changeants du divin sur tout le pourtour de la Méditerranée antique.

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Le monde est faux - Labo d'histoire avec Sophie Rabau et Pierre Senges (L'histoire à venir)

Malgré les efforts déployés par les écrivains du monde entier pour livrer aux lecteurs des discours authentiquement vrais, force est de constater que le monde n’est pas toujours à la hauteur de la littérature. Il est grand temps qu’une critique littéraire responsable dise avec honnêteté jusqu’à quel point la réalité prend des libertés avec la fiction et la poésie. Vivons-nous dans un monde fidèle à la littérature ? Le public a le droit de savoir.
En jetant les bases du fiction-checking, nous essaierons de proposer d’utiles corrections permettant aux faits de se rapprocher enfin de la vérité des contes et des poèmes.

Sophie Rabau est maîtresse de conférences en littérature générale et comparée à l’université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle. Elle travaille sur les notions d’interpolation, de fiction et de narratologie. Elle est l’autrice aux éditions Anacharsis de L’Art d’assaisonner les textes, Carmen pour changer, et* B. comme Homère. Aux éditions Les Pérégrines, elle a publié *Lady Di et Embrasser Maria.

Pierre Senges est écrivain, essayiste, auteur de fictions radiophoniques et de livrets pour l’opéra. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Achab (séquelles), Projectiles au sens propre aux éditions Verticales. Il a également préfacé le tome 3 de la série Tristan aux éditions Anacharsis.

Labo d'histoire avec Sophie Rabau et Pierre Senges
Festival L'histoire à venir

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L'Arnaque à la nigérianne - Cultures Monde (France Culture)

En Côte d’Ivoire, on les appelle les "brouteurs". De jeunes hommes principalement, qui, de leurs cyber-cafés, basés en Afrique de l’Ouest, conçoivent des arnaques par mail dont ils inondent les serveurs occidentaux. Qui sont ces cyber-arnaqueurs ? Comment le phénomène s’est-il autant développé ?

L’Arnaque à la nigériane. Spams, rapports postcoloniaux et banditisme social, Nahema Hanafi
L'Arnaque à la nigérianne

Avec
Gilles Quoistiaux - Journaliste économique au magazine Tendances, chroniqueur à la RTBF
Nahema Hanafi - Historienne
Yaya Koné - Sociologue et anthropologue, maitre de conférence à l'Université Polytechnique des Hauts de France, membre du laboratoire CRISS

En Côte d’Ivoire, on les appelle les "brouteurs". La métaphore est inspirée du mouton et de sa façon de se nourrir : prélevant ça et là - et sans se fatiguer - de petites quantité de nourriture sur un vaste territoire. Les brouteurs, ce sont des cyber-escrocs. De jeunes hommes principalement, qui, de leurs cyber-cafés, basés en Afrique de l’Ouest, conçoivent des arnaques par mail dont ils inondent les serveurs occidentaux.

Il y a celle qui vous promet de toucher un héritage en échange d’une avance de frais, celle où l’on vous demande de l’aide pour opposant politique en difficulté, celle enfin de la rencontre amoureuse qui vous soutire habilement quelques virements bancaires. Si le Nigéria a été pionnier dans le développement des escroqueries par mail – au point que l'on parle d’arnaques à la nigériane – c’est en Côte d’Ivoire que le phénomène s’est le plus développé, ces dernières années, au point d’inquiéter les autorités.

Qui sont vraiment ces fameux « brouteurs », et comment ce phénomène s’est-il développé en Afrique de l’Ouest ? Quels sont les ressorts de ces manipulations numériques, comment évoluent-elles dans le temps ?

Comment ces arnaques se nourrissent du contexte social, politique et historique et mobilisent les représentations construites en Afrique et en Occident – où les mugu (les « pigeons » en bambara) sont de plus en plus nombreux ? Et enfin, quelle réponse des autorités locales et internationales à la cybercriminalité ?

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Naufragés - Les inventions du politique : narration et expérience (Collège de France)

Patrick Boucheron se livre à l'analyse intensive du naufrage de la nef vénitienne de Pietro Querini en 1435, dont le dossier documentaire a été édité et traduit par Claire Judde de Larivière (Naufragés, Toulouse, Anacharsis, 2005, rééditions en poche collection Griffe 2022).
Naufragés

Après avoir débrouillé son intrigue narrative et exposé les enjeux propres à sa conservation documentaire, on s’attache à montrer que le naufrage met à l’épreuve la communauté politique des marins, qui réagissent « à la vénitienne », discourant, délibérant, votant et tirant au sort pour décider qui pourra être sauvés, certains devant rejoindre la chaloupe, les autres l’esquif. Cette fable de l’inégalité met également en jeu la question de l’altérité, puisque les naufragés sont confrontés dans le grand Nord de l’hiver boréal à une société d’abondance qu’ils identifient comme honnête et pure. Leur retour à Venise permet de poser une fois encore la question de l’accentuation italienne : pourquoi l’Italie médiévale est-elle si riche d’expériences politiques et de récits ?
Sommaire

  • Une histoire de naufrage : la nef Querina en 1432 (Claire Judde de Larivière, Naufragés, 2005)
    • Qui raconte cette histoire ? Le récit de Pietro Querini, celui de Nicolò de Michiel et Cristoforo Fioravante
    • Les Navigationi e viaggi de Giovanni Battista Ramusio, ou le savoir-pouvoir de la géographie (Fiona Lejosne)
    • Querini et les mangeurs de morue : la force du faux
    • « Les petits faits vrais ne sont pas des débris de la vie, mais des signes, des emblèmes, des appels » (Maurice Merleau-Ponty, « Sur les faits divers », 1954)
    • « Compilation faite par Antonio, fils de Corado de Cardini de Florence, le 14 décembre, à partir du rapport de ser Cristoforo, homme du conseil, et de ser Nicolò de Michiel, écrivain de bord de la malheureuse coque Querina… » : la parole des survivants a-t-elle été sollicitée ?
    • Jonas, Paul, Ulysse : on n’échoue jamais seul
    • Naufrage avec spectateurs de Hans Blumenberg : la politique est un art de la survie
    • Navem pro republicam : ce qui sombre avec le navire, c’est la forme commune du gouvernement
    • Les ingouvernables : « En dernier recours, nous décidâmes de couper ce qui constituait la couronne, l’honneur et l’ardeur de la nef vaincue »
    • Pour saluer Jean Delumeau : la peur de la mer, ou la cité assiégée
    • Je pleure, nous sombrons : un écart dans la narration entre deux récits
    • Le regimen de Pietro Querini : « je m’adressai à eux en usant de mots justes »
    • Fonds publics et for privé : l’introspection dans les Relationi des ambassadeurs vénitiens
    • Novità, narration et expérience (Joël Blanchard, Giovanni Ciappelli et Matthieu Scherman éd., La Correspondance de Girolamo Zorzi. Ambassadeur vénitien en France (1485-1488), 2020)
    • « Nous décidâmes par un vote à main levée que si Dieu voulait apaiser la colère de la mer et du vent, nous embarquerions sur la chaloupe et l’esquif »
    • La chaloupe ou l’esquif ? Une décision à la vénitienne
    • Discours, délibération, vote et tirage au sort : la culture embarquée de l’équipage
    • « Cet avis ne fut toutefois pas suivi, car quarante-cinq hommes choisirent l’esquif qui ne pouvait en embarquer que trente » : concordance et discordance des récits
    • Vox populi vox Dei ? La raison du plus grand nombre
    • Une expérience éminemment politique (Yves Sintomer et Claire Judde de Larivière)
    • « Une faim bestiale et enragée » : d’autres radeaux de la Méduse
    • Au nord de la Norvège, l’archipel des Rofoten et l’île de Røst
    • « Supprimer les motifs de discorde » : partager le marsouin échoué
    • Culo mundi ? La désorientation et l’hospitalité des schiavoni de l’hiver boréal (Frédérique Laget)
    • « Nous naviguâmes entre des îles, empruntant de nombreux canaux » : quand le Vénitien retrouve sa terra
    • Une société d’abondance honnête et pure
    • Histoire émotive de la blancheur (Anne Lafont)
    • « En vérité nous pouvons dire que du 3 février jusqu’au mois de mai 1432 nous avons demeuré dans le premier cercle du paradis, loin de la confusion et de l’opprobre des mœurs italiennes »
    • Un épilogue vénitien : qui sont les onze survivants ?
    • La chaloupe et l’esquif, ou la fable de l’inégalité